Comme tous les êtres vivants, le noyer est sensible à certaines maladies et ravageurs.
Il est parfois indispensable de réaliser une protection phytosanitaire. Des interventions répétées peuvent rompre l’équilibre entre ravageurs et auxilaires (prédateurs naturels des ravageurs) au sein du verger et poser de gros problèmes aux producteurs. Il s’agit d’observer le verger et d’évaluer la gravité du problème avant de déclencher toute intervention.
La S.E.Nu.R.A.,agréée B.P.E. (Bonnes Pratiques d'Expérimentation), travaille donc avec les producteurs pour pouvoir leur proposer des réponses satisfaisantes ou des méthodes alternatives et avec des entreprises privées pour l’homologation des produits .
COMPTE-RENDUS ET ARTICLES
Les dégâts liés à l'anthracnose se caractérisent par des taches brunes sur feuilles ou sur fruits.
L’anthracnose du noyer est provoquée par un ascomycète : Gnomonia leptostyla pour la forme sexuée et Marssonina juglandis pour la forme asexuée.
Le champignon hiverne sous forme de périthèces sur les feuilles mortes. Au printemps, il y a différenciation des asques dans les périthèces puis formation des ascospores au sein des asques. A maturité, ces spores sont projetées par la pluie. La réussite de la contamination va dépendre du stade de sensibilité du noyer (à partir de Df) et d’une durée d’humectation suffisante du feuillage pour que la germination des spores soit possible. Ces contaminations constituent les contaminations primaires.
Les contaminations secondaires interviennent plus tard. Sur les tâches causées par les premières infections, le champignon produit des pycnides qui vont libérer des conidies, responsables des contaminations secondaires.
La stratégie de lutte contre l’anthracnose consiste à éviter les contaminations primaires par des traitements préventifs positionnés avant la pluie.
ATTENTION : La durée d’humectation du feuillage de 6 heures nécessaire à la germination des spores concernerait uniquement les conidies (contaminations secondaires) et non les ascospores (contamination primaires).
La majorité des articles sur l’anthracnose parle des contaminations secondaires, plus faciles à étudier que les contaminations primaires. Il existe très peu d’informations disponibles sur les ascospores.
Des mesures prophylactiques existent pour réduire de façon significative le risque à la parcelle, comme le broyage des feuilles, l'apport d'urée pour faciliter leur décomposition, la taille des arbres pour favoriser l'aération, etc.
La bactériose-nécrose est la principale cause de perte de noix en France. Les chutes interviennent de juin jusqu'à la récolte et elles peuvent représenter jusqu'à 70 % du potentiel de l'arbre. L'agent responsable de cette maladie est Xanthomonas arboricola pv. juglandis mais il semble que les facteurs agronomiques, tels que le taux de matière organique et le pH du sol, jouent un rôle très important dans son expression.
Texte d'introduction sur Carpocapse :
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Il existe de nombreuses espèces d’acariens dans les vergers, mais la plupart sont neutres vis-à-vis des noyers.
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Seules deux espèces d’acariens phytophages posent des problèmes ponctuellement graves : l’acarien rouge
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(Panonychus ulmi) et le phytopte libre (Phyllocoptes unguiculatus). Ces deux acariens ont un prédateur commun :
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Euseius finlandicus. Ce phytoséiide est essentiel dans les vergers, mais l’utilisation irraisonnée de produits chimiques
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non sélectifs tend à le faire disparaître. C’est alors que l’on observe le plus de problèmes liés aux acariens phytophages.
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Les acariens rouges sont surtout présents à la face supérieure des feuilles. Ils se nourrissent du contenu des cellules
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foliaires en piquant la surface des feuilles. Leur pullulation donne aux feuilles un aspect bronzé, plombé, qui diminue
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leurs possibilités d'assimilation chlorophyllienne et peut provoquer leur chute. (BAUDRY et al. (1), 1996). Les fortes
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attaques peuvent alors diminuer le calibre des noix et défavoriser l'induction florale pour l'année suivante.
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Le phytopte libre du noyer est un acarien phytophage pouvant causer des dégâts très ponctuels mais extrêmement
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importants. Il est spécifique au noyer, et il n’a jamais fait l’objet d’étude particulière dans le monde depuis sa première
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description par NALEPA en 1897.
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La S.E.Nu.R.A. s’est donc penchée sur le problème pour pouvoir donner des réponses aux producteurs. Différents
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essais et suivis de populations ont été réalisés afin de mieux le connaître pour le combattre plus efficacement en
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utilisant et en respectant au maximum son prédateur principal : Euseius finlandicus.
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Les ériophyides sont souvent étroitement liés à une plante hôte ou à une famille végétale, parfois même à un organe
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de la plante, si bien que plusieurs espèces peuvent se répartir sur diverses parties de la plante. Ainsi peut-on trouver
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sur les feuilles de noyers des dégâts de phytoptes libres (Phyllocoptes unguiculatus), des galles d'érinoses blanches
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(Eriophies tristriatus), et des galles rouges (Aceria tristriata).Ces deux derniers ériophyides sont souvent présents
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sur les feuilles de noyers, mais le préjudice qu'ils provoquent n'est qu'esthétique.
La mouche de Brou [(Rhagoletis completa)] a été découverte en 2007 sur le secteur de Chabeuil [(Drôme)].
Son identification a été confirmée par la Protection des végétaux. Cet insecte, d’origine californienne est présent
en Italie, en Suisse, et en Slovénie. Les dégâts constatés sur le verger atteint (80 % des noix touchées) plaident
pour une présence depuis 2006. Suite à cette présence, un premier réseaux de piégeage de 50 pièges chromatique
a été mis en place en 2007 par la PV, en s’appuyant sur l’équipe technique noix du Sud-Est. 13 communes de la
zone de productions de noix sont touchées, dont les plus au nord sont Saint Hilaire du Rozier et Saint Lattier.
Les dégâts sont dus au développement des larves qui se nourrissent du brou, le rendant mou, humide et noir.
Au départ, les dégâts peuvent être confondus avec ceux de la bactériose. Le brou peut rester adhérent au fruit
lors de la récolte, d‘où une perte commerciale. Le cerneau est intact, sauf en cas d’attaques précoces, où le
cerneau peut être mal nourri ou moisi.
(Ghislain Bouvet, article CING 2008)
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COMPTE-RENDUS
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| Thèmes |
Références |
| Connaissances |
2009 |
| Suivi de différents type de piégeage |
2010 ; 2009 |
| Test d'application de protéine alimentaire |
2010 |
| Positionnement des pièges (ombre ou lumière) |
2010 |
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ARTICLES
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| Thèmes |
Références |
| Premer bilan du plan de surveillance |
infonoix_34 |
| Le point sur la recherche |
infonoix_35 |
Des tâches marron foncé ont fait leur apparition sur troncs et charpentières de nombreux arbres. L’écoulement
d’un liquide noirâtre a été observé dans ces noyeraies. On a pu observer ces symptômes sur des arbres adultes
ayant souffert des effets de la sécheresse. Il semble que les arbres ayant subit un léger stress hydrique présentent
de faibles symptômes (de type coup de fusil). Les vergers adultes de différentes variétés (Franquette, Lara, Fernor…)
ont été touchés. Ces symptômes correspondent à une maladie décrite sous le terme de ‘chancre vertical
suintant’ (C.V.S. en abrégé) par l’INRA et de ‘shallow bark cancer (=chancre superficiel de l’écorce en traduction
littérale) par les américains. Pour caractériser les symptômes et l’étendue de cette maladie, un travail d’enquête a
été mis en place dans les deux bassins de production depuis 2002 par l’INRA, le Ctifl et les stations régionales.
Des tests bactériologiques ont été effectués par le laboratoire de l’INRA d’Angers à partir d’exsudats et de tissus
provenant d’arbres symptomatiques. Ces tests ont permis d’identifier Brenneria nigrifluens sur quelques vergers.
Il est tout de même important de souligner la difficulté de ce type d’identification du fait de la mobilité de ces
bactéries dans l’arbre. Notamment lors du prélèvement : différents paramètres, comme le moment et la localisation
du prélèvement dans l’arbre peuvent intervenir sur le dépistage.
Attention aux amalgames : il ne faut pas confondre ces symptômes aux brûlures de soleil rencontrés sur troncs
et/ou charpentières de certains arbres (effet direct des rayons du soleil après défeuillaison suite à la sécheresse).
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COMPTE-RENDUS
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| Thèmes |
Références |
| Essais : identification et caractérisation des synptômes |
2006 |
2005 |
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ARTICLES
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| Thèmes |
Références |
| le chancre vertical suintant |
infonoix_39 |
La cochenille est présente dans nos vergers. On la trouve sur les troncs, les charpentières ou les rameaux.
Elle prélève la sève de l'arbre, engendrant des pertes de rendement et un affaiblissement par une moindre photosynthèse (développement de fumagine).
Elle a des prédateurs naturels mais en cas de forte infestation, un traitement doux vis-àvis de ces auxiliaires peut être réalisé.
Elle se voit à l'oeil nu (en ce moment sur les pousses de l'année dernière).
